jeudi 7 mars 2013

Malgré Ibrahimovic et Beckham, que serait le PSG sans Lavezzi, Matuidi et Sirigu ?

       Quel drôle de pays que la France... Voici qu'un club, le PSG, se hisse en 1/4 de finale de la Ligue des champions, après un match nul haletant contre Valence (1-1) pour qu'aussitôt s'ouvre un débat sur les circonstances de la performance. Sur toutes les antennes hier soir, dans la foulée du match, fleurissaient les commentaires minorant la performance du PSG. "Pas terrible" disait l'un sur BFMTV. "Pas de panache" décrétait un autre sur Itélé. "Pas très flamboyant" condamnait un troisième sur Infosport. 

Il faut bien le dire, rares sont les commentateurs à juger la performance du PSG comme il convient. Le club parisien a été efficace, donc bon, rappelant cette sentence (souvent citée ici, je le concède) du grand Ernst Happel : "En football, il n'y a qu'une seule vérité, celle du tableau d'affichage". Mais en France, cela ne suffit pas, à en croire certains, non seulement le PSG devait se qualifier, mais il aurait dû, aussi, jouer comme le Barcelone de 2006 ou 2009... Cette manie française de confondre résultat, efficacité et beauté, geste et élégance, considérant que tout est lié, est décidément indécrottable. 

Il y avait pourtant matière à se réjouir hier soir. Se réjouir de voir que le PSG compte dans ses rangs des joueurs sachant se monter solidairement heureux (Ah ! la belle image de la joie de Beckham sautant dans les bras de Sylvain Armand). Se réjouir que le le PSG puisse survivre sans Ibrahimovic. Se réjouir de ce que le PSG ait sur réagir en égalisant rapidement après l'ouverture du score par Valence (Jonas, 55e). Se réjouir de ce que le PSG ait de la chance (cf le but de Lavezzi -56e- authentique but de console façon PES 3  sur PS2)... Et l'on en passe, il y aurait tant à dire... 
Tiens, Lavezzi ! Parlons-en ! Et si c'était lui, ces temps-ci, l'âme de l'équipe. Ce garçon affiche un mental inoxydable. A croire que l'expression anglaise "Never give up, never surrender" a été forgée pour lui. Il ne s'exhibe jamais tel un de Gaulle en exil sur une plage d'Irlande, façon Ibrahimovic à la moindre contrariété. Il ne s'arrête jamais de respirer jusqu'à ce qu'il lui arrive quelque chose, façon Soupalognon y Pépé Menez, l'enfant roi et barbare. Lavezzi a l'énergie débordante, et il est capable de marquer des buts décisifs dans des moments décisifs. On peut même dire que si le PSG est en 1/4 de finale, il le doit plus à Lavezzi et des deux matchs contre Valence qu'à Ibrahimovic, pour le moment fidèle à sa réputation de ratage de grands rendez-vous. 

Et que dire de Matuidi, si efficace et précieux hier encore ? Et de Sirigu, qui a su gagner, en fin de rencontre, captant quelques ballons difficiles, de longues secondes de récupération, cassant ainsi le rythme valencian ? 

Lavezzi illustre, comme Sirigu et Matuidi, le paradoxe PSG. Ce ne sont pas nécessairement les joueurs les plus médiatisés du club parisien qui sont les plus efficaces cette saison. Il serait peut être temps de le dire. Sans Sirigu, Matuidi et Lavezzi, le PSG ne serait pas là ou il en est aujourd'hui. Ce sont les Flambeau du PSG. "Nous les petits, les sans-grades, nous qui marchions et jamais n'avancions..." A cette différence près, qu'eux avancent, et vite. 

SOURCE: 
http://blogteam.sport24.com/bruno_roger-petit/2013/03/le-psg-en-14-de-finale-de-la-ligue-des-champions.html

dimanche 12 août 2012

"Mahomet" Par Alphonse de Lamartine



Comme la plupart des musulmans, je profite du Ramadan pour enrichir mes connaissances sur ma religion en lisant des exégèses du coran et en revisitant l'histoire des prophètes, en particulier celle du prophète Muhammed (SAW). C'est ainsi qu'en passant de forum en forum et en  cliquant de lien en lien sur Internet, je suis tombé sur ce magnifique texte du poète français du 19e siècle Alphonse De Lamartine, texte consacré à notre prophète bien aimé. Je ne savais pas que Lamartine avait écrit sur le prophète Muhammed(Saw). En tout cas moi qui aime les mots,les bons, les beaux mots, les mots justes je me suis régalé mais au delà de ça l'admiration de ce poète non musulman pour notre prophète m'a vraiment marqué. Voici l’œuvre en question :
« Jamais homme ne se proposa volontairement ou involontairement un but plus sublime, puisque ce but surhumain : saper les superstitions entre la créature et le créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la Divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie. »

« Jamais homme n’entreprit, avec de si faibles moyens, une œuvre si démesurée aux forces humaines puisqu’il n’a eu, dans la conception et dans l’exécution d’un si grand dessein, d’autre instrument que lui-même et d’autres auxiliaires qu’une poignée de barbares dans un coin de désert. »

« Enfin, jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et si durable révolution dans le monde puisque, moins de deux siècles après sa prédication, l’islamisme, prêché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquit la Perse, le Khorasan, la Transoxiane, l’Inde occidentale, la Syrie, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs des îles de la méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule. »

« Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mohammed ? Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux.
Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur le tiers du globe habité : mais il a remué, de plus des autels, des dieux, des religions, des idées, des croyances, des âmes ; il a fondé, sur un livre dont chaque lettre est devenue loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toute race, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des idoles et la passion du Dieu unique. Ce patriotisme, vengeur des profanations du ciel, fut la vertu des enfants de Mohammed. L’idée de l’unité de Dieu, proclamée dans la lassitude des théogonies fabuleuses, avait elle-même une telle vertu, qu’en faisant explosion sur ses lèvres, elle incendia tous les vieux temples des idoles et alluma de ses lueurs un tiers du monde. »

« Cet homme était-il un imposteur ? Nous ne le pensons pas, après avoir étudié son histoire. L’imposture est l’hypocrisie de la conviction. L’hypocrisie n’a pas la puissance de la conviction, comme le mensonge n’a jamais la puissance de la vérité. »

« Si la force de la projection est, en mécanique, la mesure exacte de la force d’impulsion, l’action est de même, en histoire, la mesure de la force d’inspiration. Une pensée qui porte si haut, si loin et si longtemps est une pensée forte ; pour être forte, il faut qu’elle ait été bien sincère et bien convaincue… »

« Mais sa vie, son recueillement, ses blasphèmes héroïques contre les superstitions de son pays, son audace à affronter les fureurs des idolâtres, sa constance à les supporter quinze ans à la Mecque, son acceptation de scandale public et presque de victime parmi ses compatriotes, sa fuite enfin, sa prédication incessante, ses guerres inégales, sa confiance dans les succès, sa sécurité surhumaine dans les revers, sa longanimité dans la victoire, son ambition toute d’idée, nullement d’empire, sa prière sans fin, sa conversation mystique avec Dieu, sa mort et son triomphe après le tombeau : plus qu’une imposture, une conviction. Ce fut cette conviction qui lui donna la puissance de restaurer un dogme. Ce dogme était double, l’unité de dieu et l’immatérialité de Dieu, l’un disant ce que Dieu est, l’autre disant ce qu’il n’est pas ; l’un renversant avec le sabre des dieux mensonges, l’autre inaugurant avec la parole une idée !

« Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mohammed. A toute les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »

samedi 18 février 2012

Gorgui Abal Niou



C'est la énième fois que je commence ce texte pour donner mon sentiment sur la situation politique actuelle de mon pays mais je ne parviens jamais à le terminer, tellement mon coeur est serré à cause de la tension qui prévaut actuellement...J'en perds mes mots. La réalité est que je ne reconnais même pas ce sentiment qui m'anime : colére ? haine ? tristesse ? je ne sais pas. En tout cas, comme bon nombre de mes compatriotes, je suis très inquiet. Jamais dans l'histoire du Sénégal campagne électorale n'a été aussi mouvementée ! Jamais dans l'histoire du Sénégal homme n'a été autant contesté qu' Abdoulaye Wade. Plus le temps passe, plus les sénégalais découvrent la face hideuse de l'homme qui représentait l'espoir de tout un peuple en l'an 2000. Cet homme de (environ)  86ans, qu'on nous a tous vendu comme un grand démocrate n'est en fait qu'un vieux aveuglé par le pouvoir qui fera tout pour le conserver quitte à rentrer dans l'histoire par la petite porte. Depuis la validation de sa candidature, il multiplie les discours guerriers et promet l'enfer à ses adversaires politiques.  Normal pour un homme qui, du temps où il était dans l'opposition, n'avait que la résistance comme cheval de bataille. Mais ce que le vieux ne comprend pas c'est qu'il n' y a pas que les opposants qui manifestent, ce ne sont pas que les militants de ses adversaires qui descendent dans la rue mais ce sont des sénégalais lambda qui en ont marre du régime libéral, ce sont des jeunes qui ont perdu tout espoir de pouvoir un jour mener une vie descente dans leur propre pays, ce sont des hommes et femmes qui n'acceptent pas l'injustice, qui conçoivent mal qu'un vieux dise lui même qu'il ne peut pas être candidat et qui derrière voit sa candidature être validée par un conseil constitutionnel qui roule certainement pour le pouvoir en place. C'est  ce qu'ont compris les politiciens du M23 qui, au lieu de battre campagne à l'interieur du Senegal, préfèrent faire des marches pacifiques contre la candidature de Wade. Et comble du comble : le ministre de l'intérieur, par ailleurs membre du parti présidentiel, interdit tout regroupement à la place de l'Indépendance sous prétexte que c'est une zone sensible proche du palais présidentiel ! Comment dans un pays démocratique peut-on empêcher à des candidats à une élection présidentielle de se réunir là où ils veulent ? Pire: comment peut-on ordonner aux forces de l'ordre de tirer des bombes lacrymogènes sur ces candidats là et sur la foule. Wade a franchi la ligne rouge et la bombe lacrymogène larguée dans la Zawiya de El Hadji Malick Sy est le symbole d'un régime à la dérive. Et depuis bientôt une semaine c'est le même scénario : les gens manifestent, les policiers les dispersent et des heurts s'en suivent. Pourquoi ne pas encadrer les manifestations ? Pourquoi les interdire si sévèrement ? Il y'a eu assez de morts comme ça pour que Wade continue à jouer à ce jeu d'intimidation. Tout cela n'augure rien de bon car les sénégalais n'accepteront jamais qu'on leur vole leur droit de manifester.Il parait que l’ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo a été chargé d’une « mission de haut niveau » par la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour disent-ils "discuter avec tous les acteurs politiques du Sénégal en vue de promouvoir le dialogue et garantir des élections libres, transparentes et paisibles ». Je ne pensais pas que celui qui s'était rendu en Libye pour demander à Khaddafi de partir en arriverait là !
 J’espère que Wade est doté d'un peu de raison et qu'il ouvrira les yeux avant  qu'il ne soit trop tard. J’espère qu'il se rendra compte que si les sénégalais sont avec lui comme il aime le dire, il n’y aucune raison de semer la terreur. D'un autre côté j’espère que les politiciens du M23 iront dans les différentes localités du Sénégal et proposer un programme aux sénégalais durant cette dernière semaine de campagne car même s'ils obtiennent gain de cause (le départ de Wade), il faudra prouver qu'ils valent mieux que lui. En tout cas, que Dieu préserve le Senegal !