dimanche 12 août 2012

"Mahomet" Par Alphonse de Lamartine



Comme la plupart des musulmans, je profite du Ramadan pour enrichir mes connaissances sur ma religion en lisant des exégèses du coran et en revisitant l'histoire des prophètes, en particulier celle du prophète Muhammed (SAW). C'est ainsi qu'en passant de forum en forum et en  cliquant de lien en lien sur Internet, je suis tombé sur ce magnifique texte du poète français du 19e siècle Alphonse De Lamartine, texte consacré à notre prophète bien aimé. Je ne savais pas que Lamartine avait écrit sur le prophète Muhammed(Saw). En tout cas moi qui aime les mots,les bons, les beaux mots, les mots justes je me suis régalé mais au delà de ça l'admiration de ce poète non musulman pour notre prophète m'a vraiment marqué. Voici l’œuvre en question :
« Jamais homme ne se proposa volontairement ou involontairement un but plus sublime, puisque ce but surhumain : saper les superstitions entre la créature et le créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la Divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie. »

« Jamais homme n’entreprit, avec de si faibles moyens, une œuvre si démesurée aux forces humaines puisqu’il n’a eu, dans la conception et dans l’exécution d’un si grand dessein, d’autre instrument que lui-même et d’autres auxiliaires qu’une poignée de barbares dans un coin de désert. »

« Enfin, jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et si durable révolution dans le monde puisque, moins de deux siècles après sa prédication, l’islamisme, prêché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquit la Perse, le Khorasan, la Transoxiane, l’Inde occidentale, la Syrie, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs des îles de la méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule. »

« Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mohammed ? Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux.
Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur le tiers du globe habité : mais il a remué, de plus des autels, des dieux, des religions, des idées, des croyances, des âmes ; il a fondé, sur un livre dont chaque lettre est devenue loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toute race, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des idoles et la passion du Dieu unique. Ce patriotisme, vengeur des profanations du ciel, fut la vertu des enfants de Mohammed. L’idée de l’unité de Dieu, proclamée dans la lassitude des théogonies fabuleuses, avait elle-même une telle vertu, qu’en faisant explosion sur ses lèvres, elle incendia tous les vieux temples des idoles et alluma de ses lueurs un tiers du monde. »

« Cet homme était-il un imposteur ? Nous ne le pensons pas, après avoir étudié son histoire. L’imposture est l’hypocrisie de la conviction. L’hypocrisie n’a pas la puissance de la conviction, comme le mensonge n’a jamais la puissance de la vérité. »

« Si la force de la projection est, en mécanique, la mesure exacte de la force d’impulsion, l’action est de même, en histoire, la mesure de la force d’inspiration. Une pensée qui porte si haut, si loin et si longtemps est une pensée forte ; pour être forte, il faut qu’elle ait été bien sincère et bien convaincue… »

« Mais sa vie, son recueillement, ses blasphèmes héroïques contre les superstitions de son pays, son audace à affronter les fureurs des idolâtres, sa constance à les supporter quinze ans à la Mecque, son acceptation de scandale public et presque de victime parmi ses compatriotes, sa fuite enfin, sa prédication incessante, ses guerres inégales, sa confiance dans les succès, sa sécurité surhumaine dans les revers, sa longanimité dans la victoire, son ambition toute d’idée, nullement d’empire, sa prière sans fin, sa conversation mystique avec Dieu, sa mort et son triomphe après le tombeau : plus qu’une imposture, une conviction. Ce fut cette conviction qui lui donna la puissance de restaurer un dogme. Ce dogme était double, l’unité de dieu et l’immatérialité de Dieu, l’un disant ce que Dieu est, l’autre disant ce qu’il n’est pas ; l’un renversant avec le sabre des dieux mensonges, l’autre inaugurant avec la parole une idée !

« Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mohammed. A toute les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »

samedi 18 février 2012

Gorgui Abal Niou



C'est la énième fois que je commence ce texte pour donner mon sentiment sur la situation politique actuelle de mon pays mais je ne parviens jamais à le terminer, tellement mon coeur est serré à cause de la tension qui prévaut actuellement...J'en perds mes mots. La réalité est que je ne reconnais même pas ce sentiment qui m'anime : colére ? haine ? tristesse ? je ne sais pas. En tout cas, comme bon nombre de mes compatriotes, je suis très inquiet. Jamais dans l'histoire du Sénégal campagne électorale n'a été aussi mouvementée ! Jamais dans l'histoire du Sénégal homme n'a été autant contesté qu' Abdoulaye Wade. Plus le temps passe, plus les sénégalais découvrent la face hideuse de l'homme qui représentait l'espoir de tout un peuple en l'an 2000. Cet homme de (environ)  86ans, qu'on nous a tous vendu comme un grand démocrate n'est en fait qu'un vieux aveuglé par le pouvoir qui fera tout pour le conserver quitte à rentrer dans l'histoire par la petite porte. Depuis la validation de sa candidature, il multiplie les discours guerriers et promet l'enfer à ses adversaires politiques.  Normal pour un homme qui, du temps où il était dans l'opposition, n'avait que la résistance comme cheval de bataille. Mais ce que le vieux ne comprend pas c'est qu'il n' y a pas que les opposants qui manifestent, ce ne sont pas que les militants de ses adversaires qui descendent dans la rue mais ce sont des sénégalais lambda qui en ont marre du régime libéral, ce sont des jeunes qui ont perdu tout espoir de pouvoir un jour mener une vie descente dans leur propre pays, ce sont des hommes et femmes qui n'acceptent pas l'injustice, qui conçoivent mal qu'un vieux dise lui même qu'il ne peut pas être candidat et qui derrière voit sa candidature être validée par un conseil constitutionnel qui roule certainement pour le pouvoir en place. C'est  ce qu'ont compris les politiciens du M23 qui, au lieu de battre campagne à l'interieur du Senegal, préfèrent faire des marches pacifiques contre la candidature de Wade. Et comble du comble : le ministre de l'intérieur, par ailleurs membre du parti présidentiel, interdit tout regroupement à la place de l'Indépendance sous prétexte que c'est une zone sensible proche du palais présidentiel ! Comment dans un pays démocratique peut-on empêcher à des candidats à une élection présidentielle de se réunir là où ils veulent ? Pire: comment peut-on ordonner aux forces de l'ordre de tirer des bombes lacrymogènes sur ces candidats là et sur la foule. Wade a franchi la ligne rouge et la bombe lacrymogène larguée dans la Zawiya de El Hadji Malick Sy est le symbole d'un régime à la dérive. Et depuis bientôt une semaine c'est le même scénario : les gens manifestent, les policiers les dispersent et des heurts s'en suivent. Pourquoi ne pas encadrer les manifestations ? Pourquoi les interdire si sévèrement ? Il y'a eu assez de morts comme ça pour que Wade continue à jouer à ce jeu d'intimidation. Tout cela n'augure rien de bon car les sénégalais n'accepteront jamais qu'on leur vole leur droit de manifester.Il parait que l’ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo a été chargé d’une « mission de haut niveau » par la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour disent-ils "discuter avec tous les acteurs politiques du Sénégal en vue de promouvoir le dialogue et garantir des élections libres, transparentes et paisibles ». Je ne pensais pas que celui qui s'était rendu en Libye pour demander à Khaddafi de partir en arriverait là !
 J’espère que Wade est doté d'un peu de raison et qu'il ouvrira les yeux avant  qu'il ne soit trop tard. J’espère qu'il se rendra compte que si les sénégalais sont avec lui comme il aime le dire, il n’y aucune raison de semer la terreur. D'un autre côté j’espère que les politiciens du M23 iront dans les différentes localités du Sénégal et proposer un programme aux sénégalais durant cette dernière semaine de campagne car même s'ils obtiennent gain de cause (le départ de Wade), il faudra prouver qu'ils valent mieux que lui. En tout cas, que Dieu préserve le Senegal !

lundi 9 janvier 2012

Messi, évidemment ! (via L'Équipe.fr)







Lionel Messi, un Ballon d'Or entre les mains. C'est une image qui nous ramène à la fois à un passé récent, au présent, mais aussi sans doute à l'avenir. Dans un palais des congrès de Zurich qui avait déjà accueilli son précédent sacre, l'Argentin a rejoint Michel Platini, Johan Cruyff et Marco van Basten dans le cercle très fermé des joueurs ayant été couronnés à trois reprises. Avec "Platoche", il est le même le seul à y être parvenu trois années de suite, à la différence que la Pulga a accompli cette prouesse à 24 ans alors que l'actuel président de l'UEFA en avait lui 29. C'est dire si l'ère Messi, amorcée en 2009, semble partie pour durer. A moins que 2012, année d'Euro, ne vienne ouvrir une parenthèse à son règne. Grandissime favori, Lionel Messi n'a pas reçu le plébiscite historique de 2009 lorsqu'il avait recueilli 473 points sur 480 possibles (Entre-temps, le système de votes a changé). Son nouveau sacre prête toutefois moins à discussions que celui de l'an dernier lorsque l'absence de Sneijder dans le trio de tête avait fait jaser au moins autant que l'ordre du tiercé où les champions du monde espagnols Xavi et Iniesta lui avaient laissé les honneurs. Des six titres qu'il pouvait glaner avec le Barça en 2011, Messi en a remporté cinq*, laissant seulement la Coupe du Roi lui échapper. Depuis l'annonce des trois finalistes au siège de L'Equipe le 5 décembre, personne n'avait d'ailleurs sérieusement envisagé un autre dénouement. Ni Xavi qui ambitionnait plutôt ce trophée l'an passé. Ni Cristiano Ronaldo, qui n'a même pas effectué le voyage jusqu'en Suisse, au prétexte du huitième de finale de Coupe du Roi à Malaga, mardi soir. Ni le principal intéressé.
«C'est un grand plaisir pour moi, a souligné l'international argentin lors de la remise de son Ballon d'Or par Ronaldo. J'aimerais remercier tous mes équipiers du Barça et de la sélection argentine. Sans eux, je n'aurais pas pu le faire. Ni celui-là, ni les précédents». Pris de court l'an passé, Messi avait cette fois soigneusement préparé son discours pendant les vacances. Outre des statistiques une nouvelle fois affolantes (59 buts et 37 passes décisives en 70 matches), il savait depuis les deux Clasicos du Printemps et ses deux buts inscrits à Madrid en Ligue des champions qu'il avait remporté son mano a mano avec Cristiano Ronaldo. Entre les deux, la lutte ne fait sans doute que commencer. Pour l'heure, l'Argentin a nettement pris l'ascendant. Jusqu'à quand ? La question est posée... - E. T.

Le palmarès complet

L'équipe type de l'année 2011 : Casillas - Alves, Pique, Ramos, Vidic - Xabi Alonso, Xavi, Iniesta - Ronaldo, Rooney, Messi
Prix du président de la FIFA : Sir Alex Ferguson
Meilleur entraîneur d'une équipe féminine de l'année 2011 : Norio Sasaki
Meilleur entraîneur de l'année 2011 : Pep Guardiola
Prix du fair-play : La Fédération japonaise
Prix Puskas : Neymar
Meilleure joueuse de l'année 2011 : Homare Sawa
Meilleur joueur de l'année 2011 : Lionel Messi
(via Lequipe.fr)

mardi 3 janvier 2012

Focus sur.....Keur Gui Crew

Keur Gui (communément appelé Keur Gui  Crew ou Keur gui de Kaolack) est un groupe de rap sénégalais originaire de Kaolack, ville située à 192Km de la capitale, Dakar. Il est formé des rappeurs Kilifeu et Thiate.  Ce groupe  est connu pour son engagement, ses textes virulents à l’égard des politiques mais aussi pour le look original des rappeurs qui le composent.

Les débuts du groupe :


Le groupe Keur Gui a été formé en 1998 à Kaolack. En wolof (langue la plus parlée au Sénégal), Keur Gui signifie la maison.  Le groupe comptait, à ses débuts, trois membres : Kilifeu (le chef de la maison), Taaw (l’ainé) et Thiate (le benjamin). Très vite, le groupe opte pour le style hardcore et prend position contre le régime socialiste qui était en place à l’époque. À travers leur musique, il dénonçait les maux de la société et les dérives des politiques notamment celles d’Abdoulaye Diack qui était alors maire de Kaolack. Le jeune trio porte désormais la voix  des kaolackois notamment celle de la jeunesse. La popularité grandissante du groupe dérangeait les autorités municipales qui les qualifiaient « de voyous». C’est ainsi qu’en 1999, les trois rappeurs furent séquestrés, tabassés  et emprisonnés à l’instigation du maire.  Cet épisode douloureux renforcera la détermination du groupe qui continuera à faire la sourde oreille face aux menaces et intimidations des politiques. 
Première Mi-temps :
Ayant acquis une certaine  notoriété au niveau local, Keur Gui entend désormais  mener le combat au niveau national. En 2000, le groupe tentera, donc, de sortir son premier album intitulé « Première Mi-temps » mais cet album ne verra jamais le jour puisque censuré. Quelques temps après ce revers, Taaw quitte le groupe. Kilifeu et Thiate se retrouvent seuls une première fois  mais réussiront  tout de même à sortir leur premier album intitulé « Kéne Bougoul » en 2002.
Kéne Bougoul :
En wolof, Kéne Bougoul signifie littéralement « personne n’en veut ». Ce terme est souvent donné comme prénom aux enfants qui ont eu des grands frères/sœurs mort s né(e)s ou disparus très tôt. C’est une manière de conjurer le sort. Le groupe Keur Gui a utilisé ce terme en référence à leur album « Première mi-temps » qui n’a jamais vu le jour et qui peut donc être considéré comme mort-né. Cet album permettra au groupe de se faire connaitre sur le plan national avec une série de concerts à travers le Sénégal et  des concerts de sensibilisation avec des ONG sur la pauvreté, la famine, les maladies telles que le Choléra, le Sida, etc… C’est en ce moment-là  aussi que le groupe adopte un look assez particulier qui le démarquera des autres groupes de rap sénégalais. Désormais, ils apparaitront en public torse nu. Ce choix s’explique par le fait qu’après leur séquestration, on les a libérés sans leur rendre leurs habits. C’est donc leur manière à eux de marquer ce fait majeur dans l’histoire du groupe. Cependant une seconde explication a été donnée par Keur Gui : selon eux se sentir obligés de porter les habits à l’occidental est une forme de colonisation mentale et se mettre torse nu c’est renoncer à cette colonisation. Au-delà de cette « nudité », Kilifeu et Thiate arborent deux symboles forts : une coupe Afro qui montre leur retour à leurs racines africaines et une montre au niveau des biceps comme pour montrer que le temps presse et que l’heure est au boulot.
Liy Raam :
Après avoir acquis une certaine renommée dans le milieu du rap sénégalais grâce à son premier album, Keur gui sortira en 2004 un deuxième album qui s’intitule Liy Raam.  Cet album sera celui de la confirmation avec des lyrics encore plus percutants et une analyse aussi critique que pertinente de la situation politique du Sénégal.  Dans cet album, ils s’attaqueront à de nouveaux thèmes tels que le panafricanisme avec le morceau « coup de fil à l’occident ». Dans un hip hop sénégalais dominé par les rappeurs de Dakar, Keur gui réclamera une place plus importante pour le rap des régions. Ils militeront pour la décentralisation du Rap sénégalais dans le morceau « mission bi » qu’ils feront en featuring avec  Maolana Séga Soul et le talentueux Mollah Morgun. Ce dernier, ami de Kilifeu et Thiate, posera sur deux singles que sortira le groupe en 2005. Il sera finalement membre à part entière de Keur Gui.
Nos Connes doléances :
En 2009, Keur gui sort son troisième album intitulé « Nos connes doléances ». Cet album, fruit de quatre ans de travail, sera l’album de la consécration. Toujours fidèle à lui-même, le groupe se montrera encore une fois très sévère avec le régime libéral, notamment sur les morceaux «Coup de gueule » et « Tayinagne ». Il mettra à nu l’échec du régime de l’alternance.  Mais le morceau qui fera le plus de bruit dans cet album est sans doute « Autopsie » où le groupe descend certains rappeurs dakarois et proclame la mort du « Rap Dakar » qui n’est rien d’autre que le Rap dakarois. Le groupe a atteint une certaine maturité et cela se ressent dans l’écriture et les productions de « Nos Connes Doléances ». Keur Gui qui se dit  « ennemi numéro 1 » des gouvernants sénégalais est désormais  un des  crews les plus aimés et les plus respectés du hip hop. Suite à ce succès rencontré par leur album, le groupe entamera une série de tournées au Sénégal, aussi bien dans les grandes villes que dans les endroits les plus reculés du pays où les artistes n’ont pas l’habitude de se rendre. Keur Gui donnera aussi des concerts sur le plan international notamment dans les pays  la sous- région et en Europe. C’est ainsi que suite à un concert donné en Espagne, Mollah Morgun décide de ne pas rentrer  au Sénégal. Il souhaite rester et tenter sa chance. S’en suivra une grosse polémique et des échanges de « politesse » par médias interposés entre Morgun d’une part et les deux  membres fondateurs du groupe d’autre part. Ces derniers, se retrouvent une nouvelle fois seuls. Ils décident de continuer le chemin seuls tout en  rappelant qu’ils étaient là depuis le début, ce qui n’est pas le cas de Morgun.  Par ailleurs ils décident de ne pas répondre aux attaques répétées de Mollah Morgun et de ses fans. Cependant, lors d’une sortie à la radio, Morgun a mis de l’eau dans son vin et a affirmé qu’il n’y avait aucun problème entre lui et Keur Gui.
Y’en a Marre :
En Février 2011 les rappeurs du groupe Keur Gui et le journaliste Fadel Barro ont créé le mouvement de protestation « Y’en a Marre ».  Ce mouvement est né de la volonté de ces rappeurs de mettre en application les idées « contestataires » qu’ils défendent dans leur musique.  Ils seront rejoints dans leur combat par d’autres rappeurs, des intellectuels sénégalais et des acteurs de la société civile. Très vite leur slogan est devenu le cri de ralliement  de millions de sénégalais. « Y’en a marre » jouera un rôle décisif le 23 Juin 2011 en appelant les sénégalais à sortir dans la rue et de manifester contre contre le projet de loi du président Abdoulaye Wade, visant à modifier la Constitution et cherchant ainsi à se faire élire en un seul tour de scrutin avec 25% des voix[1].  Ce succès retentissant du mouvement ne laisse pas les politiques indifférents. En effet,  pendant que certains essaient d’enrôler Kilifeu, Thiate & cie à coup de millions, d’autres usent de méthodes plus radicales : tentative d’intimidation, menaces et même emprisonnement mais c’est sans compter avec la volonté de fer des « Yen-a-marristes », comme on les appelle, qui ne se laissent pas faire et qui comptent mener à bien les différentes campagnes citoyennes entamées : « NTS : Nouveau Type de Sénégalais, Daas Fananal qui est devenue Fanané Daas ». 
Le style de Keur gui :
Prophètes de la rue pour certains, insolents pour d’autres, les rappeurs de Kaolack ne laissent pas indifférents. Avec des paroles crues et des lyrics explicites, leur musique est à classer dans la catégorie « Rap Hardcore ». Leurs principaux thèmes sont la dénonciation des conditions de vie difficiles des sénégalais,  la description (sous sa face la plus sombre) de la société sénégalaise, etc. Keur Gui est également le premier groupe sénégalais à introduire une différenciation géographique dans le rap  avec l’opposition Rap Dakar vs Pinkou Side (soit l’opposition entre le rap dakarois et  le rap des régions). Ceci est d’ailleurs la principale cause du « Beef » qui les oppose à Gaston (Rappeur de Dakar). Le look des rappeurs  de Keur Gui fait également beaucoup jaser : en effet, ils apparaissent en public torse nu, montres à l’avant bras et arborent coupe afro imposante.